Les émotions « négatives » stimulent notre créativité

Quand on évoque la gestion des émotions, on pense souvent aux émotions négatives : la peur, la colère ou encore la tristesse. On va difficilement ressentir le besoin de maîtriser sa joie.

Pourtant, ces émotions considérées comme néfastes s’avèrent être des guides à prendre en compte !

Une émotion négative accueillie et reconnue est une alliée

Oui, une émotion négative mal gérée est néfaste. Si vous ressentez de la colère et que vous l’exprimez sans filtre, elle vous nuit. De même, si vos peurs prennent le contrôle dans vos prises de décisions, vous restez immobile et n’atteignez pas l’objectif que vous vous êtes fixé.

La solution pour mettre fin à ce cercle vicieux ? Reconnaître l’émotion quand elle arrive, l’accueillir comme telle afin de la comprendre et l’accepter. Sa « digestion » passe ensuite par son expression verbale à la ou les personnes concernées, sans animosité grâce notamment à l’utilisation de la communication non violente (CNV). Une émotion ainsi traitée, se transforme souvent en solution à un problème initial, voire à une idée créative. Pour cela, la prise de recul est nécessaire.

Exemple d’Aya Jaff, « Mme Code » en Allemagne et fondatrice de Startups à succès

Lors d’une conférence Tedx organisée à Munich, Aya explique comment à partir d’une simple émotion de colère, elle a pensé créer une marque de baskets pour femmes. A l’époque, elle lisait de nombreux livres sur l’entreprenariat et cherchait désespérément une idée pour se lancer. Affalée dans son canapé, plongée dans ses lectures, elle oubliait l’essentiel : se confronter à la vraie vie pour trouver l’inspiration. Réprimandée par sa sœur, elle accepte un jour à contrecœur de l’accompagner faire du shopping. Ce fût sa meilleure initiative en tant que future entrepreneuse. Lors de cette virée, elles rentrent dans un magasin de chaussures de sport dans l’espoir de trouver des sneakers colorés pour changer. Attirée par une paire au loin, elle s’avance quant un vendeur lui indique que le rayon ciblé est celui des hommes. Elle s’étonne et demande à voir ladite paire de sneakers pour femmes. Quand le vendeur lui répond qu’elle n’existe pas, Aya s’indigne et quitte le magasin les mains vides.

Une fois chez elle, elle repense à cet épisode fâcheux et s’interroge sur la colère qui l’habite : elle comprend que cette émotion est générée par un sentiment d’injustice et un besoin d’y remédier : Et si elle n’était pas la seule femme à vouloir porter des sneakers aussi colorés que les hommes ? Et si elle créait cette marque de sneakers afin de pouvoir avoir autant de choix que les hommes au rayon Baskets ?

Aya comprend alors que cette réflexion ne vaut pas que pour une paire de baskets, mais pour toutes les émotions de colère et d’injustice qu’elle ressent au quotidien : elle décide alors de s’en servir pour entreprendre. Pour cela, elle apprend à prendre du recul sur ses émotions afin de les accueillir, de les analyser et enfin de les comprendre pour mieux les exprimer et les transformer en idées créatives.

L’Intelligence émotionnelle au cœur de l’élan créatif

Les compétences utilisées par Aya sont la conscience de soi émotionnelle (accueillir et comprendre ses émotions) ainsi que l’expression émotionnelle. Ces compétences font partie de la roue de l’Intelligence émotionnelle.

Comme toute compétence, elles se travaillent et se développent dans le temps grâce à un accompagnement personnalisé.

Alors, êtes-vous toujours convaincue que les émotions n’impactent pas vos performances en entreprise ?

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